Sur la route de Mike : des rencontres...
C’est un autre lieu, Madagascar, mais aussi une jeune enfant qui inspireront l’écriture du titre Hellville. Mike a entrepris ce voyage il y a quelques années, partant ainsi à la rencontre d’une part de lui-même sur les terres d’origine de son père.
"Pour la première fois, je posais les pieds dans un endroit au monde où les gens me ressemblaient physiquement. Je prenais conscience de cette ressemblance que je n’avais jamais ressentie ailleurs, même aux Antilles."
"Cette petite fille dont je parle dans la chanson me renvoyait aussi bien l’image de mon père, lui-même adopté par un Français quand il était enfant, que cette réflexion sur la mondialisation et l’extrême pauvreté dans laquelle se retrouvent beaucoup d’enfants à Madagascar. C’était fort et très troublant à la fois..."
La musique est aussi une source importante et inépuisable de rencontres...
Sur la route de Mike : être concerné par "les autres"..."C’est toujours étonnant de voir la résonance que peut avoir le travail que tu fais : tu écris tes chansons et tes musiques seul dans un coin d’appartement et un jour tu te retrouves à 14 personnes dans une loge pour enregistrer Taratata !"
"C’est la magie de la musique, qui te fait partager et rencontrer des gens formidables, en touchant aux choses essentielles de la vie que sont le rêve et l’envie. La culture ça sert à ça, à toucher une forme de poésie qu’il y a dans la vie, à se dépasser et aller au-delà du quotidien."
"J’aime bien intégrer, même dans des chansons d’amour, quelque chose qui me connecte à la société, au monde dans lequel je vis. Plutôt que militant, il s’agit davantage de montrer que je suis concerné par mon environnement."
Le Park en est une illustration :
"On est les seuls à l’avoir vu, cet homme qui priait dans la rue - A genou devant sa pancarte, quand il a tendu la main - J’ai cru qu’il montrait le chemin"
Mais aussi La France qui se lève tôt, dernier single de l’album, titre très "concerné" pour ne pas dire "engagé" !
"Dans "Ce moment avec toi", je voulais parler de tous ces clichés, où d’un côté tu peux être CRS, incarner la force, l’autorité, tout en jouant avec les codes de le relation entre deux hommes."
"Cette chanson provoque des réactions et réflexions très différentes, associées aux préjugés et au rapport à la sexualité. Alors qu’elle part avant tout d’une arrestation et d’une situation violente, elle soulève aussi le malentendu qui peut s’instaurer avec la "différence" et le danger de "l’habit qui fait le moine" !"
Les autres, c’est aussi la famille...
"Ma famille me nourrit et m’inspire car elle fait partie de mon univers sentimental et émotionnel. Je ne suis pas issue d’une famille d’artistes, mes deux frères font tout autre chose, mais mes parents sont de grands mélomanes."
C’est d’ailleurs très petit, effondré d’avoir cru casser l’électrophone et le disque des Bee Gees Stayin’ alive, que Mike aurait ainsi exprimé son attachement précoce à la musique !
Pour continuer à partager de vrais moments avec Mike Ibrahim, soyez aux rendez-vous sur scène et en live dès la semaine prochaine.
A la Boule Noire le jeudi 3 décembre à Paris avec ses musiciens et Thomas Semence en 1ère partie (réservation sur www.fnac.com).
Et chez Nagui dans Taratata le mercredi 9 décembre (à 20h35 sur France 4), sans oublier les premières parties de Thomas Dutronc sur cinq dates du 8 au 17 décembre.
De quoi nous retrouver souvent sur la route de Mike Ibrahim...
Propos recueillis par David Malgrain (Photos ©DM-2009 & ©Yoann Lemoine)
Sur le web :
► Site de Mike Ibrahim www.mikeibrahim.com
► Page Facebook www.facebook.com/mikeibrahimmusic


